Festival du Jura

Édition 1999

Une idée originale et innovatrice jaillit: les «Interjurassiennes», invitation adressée aux artistes du pays jurassien, un «Festival de la voix» et un «Festival de piano» avec Nicolas Farine, Anne Oberholzer, Roger Duc et Michel Siegenthaler. Le premier voit la création d’«Ombres et Lumières», une œuvre composée par Henri Monnerat sur des textes de Bernard Chapuis. Cette suite chorale pour voix égales et flûte solo sera interprétée par la Chorale des Enseignantes et l’Ensemble Calliope. Le Festival de piano permet de créer «Impressions en quadrichromie» jouée par les quatre pianistes cités plus haut. Dans cette œuvre de Bernard Nussbaumer, quatre pianos dialoguent dans des motifs qui se répondent et se complètent.

Mais le Festival ne sera pas seulement jurassien. Il sera aussi européen. De vocation régionale, il se joint à l’Europe des régions. La signature d’un partenariat transfrontalier avec la Regio Basiliensis débouche sur la venue de l’Orchestre de Mulhouse ainsi que du Freiburger Barockorchester de Fribourg-en-Brisgau, ensemble réputé de musique baroque.

Barbara Hendricks revient avec l’Orchestre symphonique de Mulhouse. Elle chante une fois de plus à guichets fermés. Le Festival est aussi victime de son succès dans les écoles. Plus de 6500 enfants s’inscrivent à l’action «Les artistes occupent les écoles».

Pour la première fois, Georges Zaugg renonce à diriger un orchestre. Son engagement politique et son sauvetage de l’Hôtel de la Petite Gilberte de Courgenay auront momentanément raison de son énergie. Mais pas pour longtemps...