Festival du Jura

Création mondiale d’un quintette à cordes commandé au compositeur Fazil Say

Création mondiale d’un quintette à cordes commandé au compositeur Fazil Say

6 septembre 2017 - 20:00

Delémont - Forum St-Georges

casalQuartett

Damien Bachmann, clarinette

Fazil Say, piano

casalQuartett

casalQuartett
casalQuartett

Le casalQuartett, formé de Félix Froschhammer, violon, Rachel Rosina Späth, violon, Markus Fleck, alto et Andreas Fleck, violoncelle, a actuellement pour 1400 concerts à son actif. Il se produit dans des festivals mondialement réputés (Schleswig Holstein Musikfestival, Beethoven Fest Bonn, Konzerthaus Berlin, Tonhalle Zurich, Springfestival Budapest, Philharmonie Luxembourg, Festival de Lucerne, Konzerthaus Wien et tant d’autres. Son interprétation passionnée, sa musicalité propre et intense font du Casal Quartett « le meilleur quatuor à cordes suisse actuel », selon une revue spécialisé de Munich. Une autre revue titrait « une inoubliable rencontre musicale ! »

Damien Bachmann, clarinette

Damien Bachmann
Damien Bachmann

Lauréat du 10ème Concours national du Festival du Jura en 2015, Damien Bachmann a étudié à Genève, Lucerne, Helsinki et à la Haute Ecole de Musique de Bâle. Il est lauréat de multiples concours nationaux et internationaux. En 2014, il est lauréat de la Fondation Jmanuel  et Evamaria Schenk. En 2015, il gagne le 1er Prix de la Fondation Dienemann à Lucerne et reçoit le 1er Prix du « 10th Gheorghiu Dima Clarinet Competition » en Roumanie. Damien Bachmann s’est produit avec le Transylvania Philharmonic Orchestra, le Zürcher Kammerorchester, l’Argovia Philarmonic et avec le Quatuor Terpsycordes.

Fazil Say, piano et compositeur

Fazil Say
Fazil Say

Son père était écrivain et musicologue. Sa mère pharmacienne. Né à Ankara en 1970, Fazil Say commence l’étude du piano à 4 ans. En 1987, il termine au Conservatoire de sa ville natale des études axées sur le piano et la composition. Grâce à une bourse, il part en Allemagne, à l’Institut Schumann de Düsseldorf puis au Conservatoire de Berlin afin de terminer sa formation. En 1994, il débute sa carrière internationale en obtenant le 1er Prix du Young Concert Artists International Auditions à New York. Il joue notamment avec l’Orchestre philharmonique de New York, l’Orchestre philharmonique d’Israël, l’Orchestre symphonique de Baltimore, l’Orchestre philharmonique de la BBC, l’Orchestre national de France ou l’Orchestre philharmonique de St-Pétersbourg. Son premier enregistrement date de 1998. Il a contribué à la diffusion de la musique classique en Turquie, en y donnant de nombreux concerts dans toutes ses provinces.

« Ce n’est pas seulement un pianiste génial, mais il sera sans doute un des plus grands compositeurs du 21ème siècle » écrit récemment le Figaro. En effet, c’est un des compositeurs les plus réputés de notre époque. Il compose dans tous les genres (œuvres pour orchestre, œuvres vocales, œuvres concertantes, œuvres pour piano et œuvres pour la musique de chambre). Certaines de ses partitions ont été interdites par les autorités de son pays. Il se produit en tant que pianiste et/ou compositeur dans toute l’Europe et dans les autres continents.

Carl Maria von Weber (1786-1826) est le premier grand compositeur romantique. Il est contemporain de Beethoven et de Schubert. Autant il devait être difficile pour lui de se mettre en évidence en tant que compositeur durant cette période, autant sa rupture avec le classicisme viennois et sa lucidité l’ont amené à innover dans des genres bien précis. Il n’a pas composé de quatuor à cordes et ses deux symphonies restent d’importance secondaire. Cependant, l’opéra, le concerto et la variation brillante l’ont amenés vers les sommets. Chez Weber, l’élan du virtuose a primé sur le travail thématique. Le quintette pour clarinette et cordes en si bémol majeur op. 34, écrit en 1816, est une des œuvres majeures de son répertoire pour musique de chambre. Il est constitué de quatre mouvements bien distinctifs. Le cœur de ce quintette est le deuxième mouvement, fantasia adagio. Fantasia fait référence au « fantastique », dont l’épanouissement du genre est contemporain du romantisme. Il se caractérise par le goût du mystère, les scènes oniriques, les montres, ou encore les ténèbres dans des forêts hantées de fantômes.

A l’occasion des 40 ans du Festival du Jura, la direction artistique a commandé un quintette à cordes au compositeur turc Fazil Say (né en 1970), œuvre donnée en création mondiale lors de ce concert. Fazil Say n’est pas seulement un pianiste de talent extraordinaire. Les prestations de cet artiste sont différentes : plus directs, plus ouverts, plus excitants ; en un mot, elles font mouche.

C’est aussi, depuis ses premières années d’études musicales, un compositeur fantasque et inventif. Il écrit sa première sonate à l’âge de quatorze ans. La confrontation fructueuse des cultures chez cet artiste, né en plein cœur de l’Anatolie et parti étudier à Düsseldorf puis à New York, qui aborde Mozart comme le jazz, est un trait essentiel de sa démarche créatrice. Il écrit la musique qu’il a envie sans se poser de question esthétique ou musicologique. Il parle de son style : «  J’utilise tous les langages à ma disposition : musique tonale, jazz, musique turque, écriture dodécaphonique, mais je refuse de tomber dans un système. Je fais partie de ces artistes qui ont vu combien une certaine musique contemporaine a pu se séparer du public après la Seconde Guerre mondiale. Ou plutôt, j’arrive à un moment où cette séparation est derrière nous, où il nous faut prendre la mesure de l’héritage immense qui nous est légué. Et pour moi qui ai pied dans chacune des deux cultures, cet héritage est d’autant vaste. »

Heureux et fécond, le millésime 1842 est consacré par Robert Schumann (1810-1856) à la musique de chambre, comme en témoigne le journal intime que le compositeur rédige avec sa chère Clara. En septembre, c’est elle qui consigne : « Mon Robert a presque achevé un quintette qui me semble magnifique, une œuvre pleine de force et de fraîcheur. » Connu par son caractère extraverti et exubérant, le quintette pour piano en mi bémol op. 44 est considéré comme une œuvre majeure de la musique de chambre du XIXème siècle et l’une des plus belles compositions de Schumann. Composé pour le piano et le quatuor à cordes, cette œuvre a révolutionné l’instrumentation et le caractère musical de cette formation et a établi cette dernière comme un genre typiquement romantique.

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